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collectif9 interview: Shaking up classical music
February 7, 2016, 12:00 am

Conventions bousculées avec Collectif9
Steve Bergeron
La Tribune
(Sherbrooke) En connaissez­vous beaucoup, des ensembles de musique classique qui
décrochent des tournées d'une quarantaine de dates au Québec seulement? C'est la
merveilleuse aventure que vivent les musiciens de Collectif9 depuis un an. Le secret de ce
nonette à cordes montréalais? Jouer Brahms, Bartok et Schnittke comme un concert rock,
c'est­à­dire avec une panoplie d'éclairages, des instruments amplifiés, une mise en scène
et la participation du public... lequel est fortement encouragé à applaudir entre les
mouvements, mentionnent le contrebassiste Thibault Bertin­Maghit et la violoncelliste
Andrea Stewart. Prochaine halte mercredi soir au Théâtre Centennial de l'Université
Bishop's, avant Drummondville le 8 mars et Victoriaville le 28 avril.
Certains musiciens classiques doivent être jaloux de ce qui vous arrive...
Nous sommes très conscients de notre chance. Aucun de nous ne s'attendait à autant de
concerts. Nous visitons certaines salles, voire certaines villes qui ne présentent que très
rarement des concerts classiques. Un tel contact avec le public n'est vraiment pas courant
dans notre domaine. Cette proximité que nous essayons de créer rallie des spectateurs qui
seraient moins ouverts dans un contexte plus traditionnel.
Comment vous est venue cette idée de mise en scène pop­rock?
Chaque génération de musiciens essaie de nouvelles choses. Avec Collectif9, c'est simplement la façon de partager la musique qui est différente. Notre tout premier
concert, nous l'avons donné au Divan orange [une petite salle montréalaise surtout rompue aux artistes rock, pop et folk].
L'amplification des instruments semble jouer un rôle capital...
Des violons amplifiés, il y en a partout, mais ici, elle nous permet de jouer dans des lieux où l'acoustique serait inappropriée autrement. Nous pouvons aussi créer une
ambiance complètement différente. Avec un volume sonore plus élevé, le spec­tateur n'est plus obligé de rester totalement silencieux. Il peut interagir avec nous ou
avec son voisin, même prendre un verre s'il y a un bar.
En quoi consiste la mise en scène?
Les éclairages soulignent les atmosphères et rehaussent les émotions créées par la musique. Le fait de jouer debout permet aussi de mettre en avant les choses
importantes. Par exemple, un musicien peut s'avancer lors d'un solo. S'il y a un échange entre deux musiciens, on le perçoit nettement. Nous ne sommes pas du tout
statiques. Tout musicien, même assis, réagit physiquement à la musique, mais avec nous, ça se voit plus.
Le milieu classique peut parfois être assez conventionnel. Votre façon de faire dérange­t­elle?
Certaines gens n'aiment peut­être pas, et c'est correct. Mais généralement, les musiciens classiques sont toujours à la recherche de quelque chose de nouveau, et ce
que nous faisons est très bien reçu par la communauté.
Parlons du répertoire. Je crois que vous privilégiez les pièces qui ont un certain rythme...
L'amplification permet de faire ressortir l'aspect rythmique, alors qu'en acoustique, celui­ci s'estompe un peu, on perd le côté incisif de la musique. Notre répertoire
actuel comporte ainsi beaucoup de pièces d'inspiration folklorique, et qui se retrouvent sur notre premier album, Volksmobile. Il sort le 19 février, mais nous aurons
quelques exemplaires avec nous à Sherbrooke. Dans nos arrangements, nous utilisons souvent nos instruments de façon percussive, avec un souci de garder une
grande palette sonore. Notre objectif, c'est que le son soit le plus près possible d'un orchestre symphonique.
Vous étiez en Chine à Noël et à New York il y a deux semaines. Espérez­vous une carrière internationale?
Bien sûr! On ne connaissait pas la culture de la musique classique en Chine, mais l'accueil a été fantas­tique. La barrière de la langue nous a donné une leçon de
communication avec la musique. Nous retournerons d'ailleurs en Asie en 2016­2017.

Conventions bousculées avec collectif9